Nouveauté films avril/mai : Notre sélection

banniere article film avril mai 2014

Voici la nouvelle fournée de films d’avril/mai vous trouverez ici l’ensemble des nouveautés mais nous vous présentons 3 films particulièrement intéressants à visionner en priorité.

Inside Llewin Davis des frères Coen

Couronné d’une grosse poignée de critiques dithyrambiques, le dernier long métrage des frères Coen n’est pourtant pas des plus accessible. Suivant, sur une semaine, le quotidien d’un chanteur folk des années 60 talentueux mais complètement fauché, Inside Llewin Davis fait preuve d’un écriture ciselée au possible, d’une interprétation sans faille et d’une beauté plastique envoûtante. Nous assistons à une descente aux enfers d’un loser magnifique et découvrons une époque pas si lointaine où déjà, le statut de l’artiste semble broyé par les contingences commerciales. Ce qui n’est manifestement pas le cas des frères Coen, derniers représentants d’un cinéma à la fois populaire, personnel et exigeant: une perle noire.

Tel père tel fils de Kore-Eda

« Le récit balisé du long métrage, dans les mains de n’importe quel faiseur, n’aurait donné lieu qu’à un téléfilm basique à peine agréable mais dans les mains du Japonais, l’œuvre se transforme en noble et vibrant film d’auteur. » a-voire-a-lire.com

« Le cinéaste, plutôt que de labourer mécaniquement le champ du dilemme moral qui s’ouvre devant les deux couples (…), observe les uns et les autres, limite les dialogues et épure peu à peu le propos. (…) La manière distanciée et élégiaque dont le cinéaste évoque des questions essentielles est unique dans le cinéma contemporain. » Positif

« Kore-Eda aborde cette constellation de lourdes questions sociétales avec infiniment de tact, de délicatesse, de subtilité, comme s’il parvenait à édifier une cathédrale d’allumettes avec d’épaisses bûches. » les inrockuptibles

Voilà un florilège de critiques de ce magnifique film japonais rappelant l’intrigue de « la vie est un long fleuve tranquille » en version subtile et sociale.

Snowpiercer de Bong Joon-ho

Enfin, un film atypique : un réalisateur Coréen, un financement de blockbuster international, une star américaine et une histoire de SF tirée d’une bédé française.

Dans un futur proche, le monde est plongé dans un hivers infini et mortel, toute l’humanité se retrouve dans un immense train, roulant autour du monde dans un cercle perpétuel. Dans ce train, le fond du wagon est occupé par les plus pauvres, tandis que l’avant du train par les plus riches et le tout est entrainé par un mystérieux conducteur/constructeur. Dans ce contexte, un soulèvement du fond de wagon se produit et les mécontents décident de remonter le train pour aller discuter avec le conducteur.

Grace à une approche mixant de manière virtuose comédie, drame et action, Bong Joon-ho réussi à faire ce que seuls certains cinéastes des années 70 avaient tenté avec des films comme Apocalypse now ou Rencontre du troisième type : une série B de haute volée avec des partis pris terriblements audacieux et séquences comme jamais on en avait vus.

En clair foncez vers ce cinéma généreux, moderne et intelligent.

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